Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Edition

  • Les travaux et les jours: Jean Massias poète-paysan de la vallée du Dropt

     les travaux et les jours,jean massias,poète paysan,vallée du dropt,la sauvetat du dropt,bernard deson,éditions germes de barbarie,littérature,poésie,essai,blog littéraire de christian cottet-emard,périgord,lot et garonne

     "Les travaux et les jours" rassemble la plus grande partie de l'oeuvre poétique et de la correspondance de Jean Massias. Paysan et poète, il est est né à La Sauvetat-du-Dropt (Lot-et-Garonne) en 1901. Il ne quittera la ferme familiale qu'à de rares occasions. Passionné de livres, il dispose dès l'adolescence d'un accès illimité à une excellente culture. Grand lecteur, il dévore aussi bien des ouvrages scientifiques, philosophiques que des romans, des essais ou de la poésie. Il commence à écrire vers l’âge de 17 ans. Ses premiers vers seront lus par Georges Duhamel qui l'encouragera à persévérer. Outre de multiples notes de lecture, il s'emploiera à traduire en vers rimés la Mireille de Mistral et entretiendra une correspondance avec des destinataires de choix (écrivains, médecins, hommes politiques). A sa mort en 1972, l'essentiel de son oeuvre était encore inédite.

     "Jean Massias était mon grand-père maternel. Je l'ai peu connu de son vivant. J'ignorais même qu'il écrivait. Les rares séjours que j'ai effectués chez lui m'ont laissé le souvenir d'un homme distant avec ses petits-enfants, vite agacé par leurs turbulences. Il était interdit d'aller fouiller dans sa bibliothèque. Quand il est mort j'avais tout juste treize ans. Je commençais à peine le long apprentissage du métier d'écrivain en rédigeant de courtes nouvelles et des esquisses de romans. Lui n'en a jamais rien su. Lorsque mon oncle m'a confié ses poèmes et ses carnets, j'ai senti que j'avais un devoir de mémoire envers ce poète qui, malgré la rudesse d'une vie de paysan,  sut garder intacte sa passion pour la littérature. Voici la préface que j'ai rédigée pour lui en 1999 lorsque j'ai publié une anthologie de ses oeuvres poétiques.

     « Je demeure ébloui de vos dons et de la densité de vos connaissances. Toute cette richesse, semble-t-il, vous est venue sans que vous ayez couru le monde, mais en faisant entrer le monde, comme de force, dans votre univers territorialement circonscrit à l’aire de votre résidence et de votre profession. C’est une réussite admirable! Il y a là de l’ascétisme bénédictin qui force le respect. Je suis bien convaincu que vous avez dans vos tiroirs ou dans vos dossiers toutes les notes nécessaires à la reconstitution de votre biographie. Peut-être, même, tenez-vous un journal. Votre cas n’est point banal. Il devrait faire la matière d’un ouvrage intéressant! Vous me paraissez fort bien conservé, alerte et, même, en possession d’une vitalité générale assez peu commune, en dépit, ou peut-être à cause, d’une existence assez rude et, parfois, cruelle que vous avez su énergiquement dominer. Je connais une partie de vos recettes. Mais il y a celles de la volonté et de la raison que j’aperçois seulement. Elles vous font honneur.»  Ces quelques lignes sont extraites d’une lettre du poète Jacques Roulleau en date du 2 mai 1972, l’année du décès accidentel de Jean Massias. Bien d’autres  correspondants,  certains illustres, avaient compris qu’avec Jean Massias ils avaient trouvé un être exceptionnel, un cas d’espèce ! Un poète-paysan intimement convaincu que toute connaissance existait déjà  dans les livres et que, comme Rodin avait dégagé son Balzac du bloc de marbre qui l’emprisonnait, les mécanismes secrets de notre univers seraient dévoilés au lecteur assidu.

      Né au début du siècle dernier, Jean Joseph Herman Massias a vécu à la campagne entouré de femmes (sa grand-mère et sa mère) et de livres.Le divorce précoce de ses parents a fait de ce fils unique un enfant puis un adolescent hypersensible, replié sur lui-même.  Elevé en fait par deux femmes admirables, ma mère, la personne que j’ai le plus aimé au monde et dont l’image me hantera jusqu’à la mort, et une grand-mère plus autoritaire, j’avais besoin de moins d’introspection alors j’ai coupé les amarres ne gardant que le goût de la lecture et celui des idées... C’est à vingt ans qu’il fit réellement la connaissance de son père, comptable dans une entreprise de Marmande, grâce à un camarade de régiment, Emile Castagnet, chapelier, originaire de la même ville. Il conservera toute sa vie une relation privilégiée avec celui qu’il appelait ce “cher Emile” et reverra autant que possible le père prodigue après des retrouvailles particulièrement émouvantes...  A dix-huit ans, il adresse son premier cahier de poèmes à Georges Duhamel qui venait d’obtenir le Prix Goncourt.  La qualité de cette première œuvre a surpris l’écrivain qui a entamé une correspondance avec le jeune poète dont “La Jeunesse Pensive” dénotait déjà une sagesse et une maturité que beaucoup ne trouvent que beaucoup plus tard. Le service militaire puis la rigueur du quotidien à la ferme stopperont net sa vocation littéraire naissante mais Jean Massias continuera son voyage autour du monde grâce aux livres, nombreux, qu’il fait venir de Bordeaux ou de Paris. Chaque soir, tard dans la nuit, il lit, prend des notes, écrit des lettres et des vers. Luttant contre l’épuisement, il bâtit un empire de connaissances interdisciplinaires. Les sciences, la politique, la philosophie, la littérature du vingtième siècle se mêlent dans un creuset magique pour élaborer la matière première d’une œuvre  distanciée des rumeurs d’une époque troublée.  En fait, à part des lettres chez divers correspondants et quelques poèmes, fruit d’une tardive résurrection poétique, je n’ai pas écrit, mon existence active ne m’en ayant guère laissé le temps.  L’agriculture d’aujourd’hui, tueuse d’hommes et l’ambiance miraculeuse (télévision, etc.) ne vaut pas pour la formation les longues veillées d’hiver - de ma jeunesse et de mon âge mûr - longtemps sous la lampe à pétrole. D’ailleurs, elles n’étaient que plus longues, car il fallait les commencer plus tôt. Maintenant, il n’y a plus de nuit à l’intérieur des fermes avec l’électricité.   Il attendra l’âge mûr (36 ans) pour fonder une famille en épousant Anne Lucile Gay en 1937. Ils auront deux enfants, Marie-Thérèse et Jean-Marc Philippe. Son engagement politique pourtant modéré le mènera en prison en 1944 en pleine épuration. Il gardera de cette année d’emprisonnement à Eysses une profonde blessure mais il puisera dans ce sentiment d’injustice la certitude que la liberté d’expression est un leurre. Certes, être un solitaire n’empêche pas l’amour de la poésie. Les vrais amis de la poésie, a dit Maurras, sont ceux qui la chantent. C’est ce pouvoir de communiquer avec autrui, c’est-à-dire de publier ses œuvres et d’aider à leur diffusion que l’on refuse plus que jamais à une poésie rayée du vocabulaire littéraire alors que la musique nous assaille et nous investit à toute heure sitôt que nous tournons nos boutons. Il renaîtra à la poésie au milieu des années soixante à l’occasion d’une nouvelle traduction de la “Mireille”de Frédéric Mistral. Néanmoins, un autre drame marquera sa vieillesse, la maladie de Lucile qu’il choisira de garder avec lui et de soigner jusqu’au bout. J’aurais sans cela une fin de vie assez douce: une vieille maison de famille où je suis né avec quelques meubles et des livres. Ce site, un coteau d’où l’on domine la petite vallée du Dropt offre un large horizon et est bien isolé sans impression de solitude. Beaucoup de poèmes suivront jusqu’à sa mort accidentelle le 16 octobre 1972. Une sélection en a été réalisée par son fils Philippe et par mes soins pour constituer l’ouvrage qui sera publié par les éditions Orage-Lagune-Express en 1999.

     

    Couverture.jpg

    Cet ouvrage de 298 pages est disponible chez nos libraires partenaires et sur le site AMAZON au prix de 13,90€: Acheter

     

     

  • Mariage d'automne, un recueil de 16 nouvelles par Christian Cottet-Emard

     

    Mariages.jpg

    Jacki Maréchal peintre et écrivain nous donne ses impressions à chaud après avoir lu en primeur  Mariage d’automne et autres nouvelles de Christian Cottet-Emard paru aux éditions Germes de barbarie :

    "Une suite de petites histoires en forme de nouvelles, parfois affleurant une impression de contes. Mon ami Christian aime ce genre littéraire. Toutes ces histoires courtes sont composées en textes fugaces dont la force est avant tout une écriture fringante, un langage volontiers svelte et pince-sans-rire. Toutefois, comme d’habitude avec cet auteur, quelque chose prend bien soin de se raconter en lame de fond : la véritable tragi-comédie de l’existence. Ici il est question de la férocité mate des reflets de l’amour banal, celui que tout le monde a pu vivre au cours de sa vie, celui dont on évite de parler parce qu’il est parfois médiocre ou parce qu’il s’est avéré plus narcissique qu’audacieux, avec le recul ─ Et surtout parce que nos petites histoires n’en valent pas la chandelle… Même si parfois elles sont drôles, au bout du compte elles ont souvent été ridicules, en plus elles nous ont laissé un brin de nostalgie, immature, que l’on soit vieux ou jeune.

    Ainsi ce nouveau livre de Christian Cottet-Emard paraîtra léger, presque désinvolte, une véritable invitation à la lecture paresseuse sur une plage d’été au soleil. On peut lire chaque histoire d’amour en l’oubliant aussitôt.  Comme on lirait une nouvelle dans le magazine « Elle » pour se passer le temps. Mais ne nous y trompons pas, derrière cette impression se cache une approche crue de la futilité des petites souffrances, un abord vif des petites mesquineries, une histoire vraie de la profondeur des petits détails, des petites vexations, des petites frustrations et exigüités qui fondent souvent les « fragments d’un discours amoureux ». L’auteur a la malice de nous les faire toucher du doigt telles qu’elles existent dans leur quotidienneté presque ordinaire. Mais autant le dire tout de suite, les livres de Christian Cottet-Emard sont toujours cousus d’un humour subtil et d’un réalisme souterrain dont il faut bien comprendre l’importance finale. Le vol en rase-motte auquel il nous invite ne doit pas nous tromper, Christian Cottet-Emard est comme ça dans la vie, il n’atterrit jamais, mais il nous invite à le faire, avec de petits clins d’œil visibles depuis nos marges. Il met du feutre sous la violence cependant il la retrace à sa manière, dans sa substance vraie, celle qui nous touchera profondément en refermant ce livre. La légèreté ressentie avec jubilation tout au long de la lecture ne sera alors plus première, même si on n’en éprouve à ce moment précis pas encore une conscience évidente, elle viendra après quelques pas, le livre fermé dans la main, nous livrer son âme. Les histoires seront oubliées mais pas leur carnation, inévitable. Et puis on sourira en repensant à la nouvelle : "La photocopieuse"… à découvrir absolument.

     

    En voici un extrait :

     Mes mains rencontrèrent des rondeurs qui me surprirent, plus habitué que j’étais aux corps tendus comme des élastiques des jeunettes de mes débuts encore tout récents. Je peux te certifier aujourd’hui, cher vieux cahier, que rien n’est plus émouvant et délicieux que ces petites imperfections de la maturité que les femmes cherchent par tous les moyens à corriger ou à dissimuler. Les hommes rebutés par un coussinet soyeux sur les flancs ou un petit ventre sont des hommes qui n’aiment pas les femmes. Après avoir passé le demi-siècle, cher vieux cahier, je sais désormais que lorsqu’une femme offre spontanément ce genre de secret à la vue d’un homme, celui-ci a intérêt à réaliser que quelque chose d’important est en train d’arriver dans sa vie sous peine de passer sur Terre comme une ombre.

     

    Rendez-vous manqués, erreurs d'aiguillages mais aussi brèves épiphanies, les nouvelles de Mariage d'automne racontent la violence feutrée du sentiment amoureux et son épilogue dans la lumière du soir...

     

    parution,vient de paraître,mariage d'automne,christian cottet-emard,éditions germes de barbarie,nouvelles,littérature sentimentale,blog littéraire de christian cottet-emard, --- 1 --- Titre(s)Le jour où la vérité s'invita au barbecue. --- 2 --- Titre(s)Mariage d'automne. --- 3 --- Titre(s)Bien le bonjour de l'adjudant Kaiser. --- 4 --- Titre(s)Des pas dans la nuit. --- 5 --- Titre(s)Eclaircies. --- 6 --- Titre(s)Grandes fêtes sous la lune. --- 7 --- Titre(s)Beignets ! Qui veut des beignets ?. --- 8 --- Titre(s)La Rolls verte. --- 9 --- Titre(s)La photocopieuse. --- 10 --- Titre(s)Rendez-vous à Pré Nuble. --- 11 --- Titre(s)Feuilles mortes et pages décollées. --- 12 --- Titre(s)Le vieux pull. --- 13 --- Titre(s)Passage d'un vivant. --- 14 --- Titre(s)Amoureux trois quarts d'heure. --- 15 --- Titre(s)Au bazar des Hirondelles. --- 16 --- Titre(s)Figures libres, couple.

     

    Mariage d'automne et autres nouvelles, éditions Germes de barbarie, 158 pages,  10€

    Pour commander ce livre, cliquez ICI

     

  • Galerie des glaces, 38 portraits sur papier brillant

    GDG1.jpg

     

    J'ai voulu rassembler ici quelques instantanés pris avec un appareil photo argentique chargé avec de la pellicule haute-sensibilité, celle qui est utilisée pour réaliser les portraits en studio. J'ai fait poser celles et ceux que les hasards de la route m'ont permis de rencontrer. Beaucoup ont contribué, parfois sans s'en rendre compte, à nourrir ma vocation d'auteur et d'éditeur. Ces portraits, alimentés par mes archives personnelles et par celles des éditions Germes de barbarie, naviguent parfois très près des côtes. C'est que la frontière entre ce que l'on peut écrire et ce qu'il faudrait taire est souvent ténue. Je me suis employé à ne rien révéler d'intime mais il est évident que l'exercice demeure périlleux.En relativisant et en prenant comme références Instagram et Facebook, je crois être resté plutôt raisonnable en matière d'exposition non consentie. L'objet que vous tenez en main est par nature inclassable : à travers ces portraits d'hommes et de femmes, je sais bien que c'est mon histoire à moi que je raconte. Pourtant, il ne s'agit pas d'une autobiographie (je n'en ai pas respecté les codes) et ce livre est beaucoup plus que le catalogue illustré de quarante années d'édition alternative.

     

    On pourra y trouver des anecdotes à propos de: Joseph Delteil, Michel Jeury, Claude Autant-Lara, Serge Montigny, Clément Lépidis, Jacques Izoard  mais aussi Nicole Serge-Rainer, Annie Delpérier, Jean-Yves-Bertin, Pierre Tesquet, Franck Lalou, Jean Massias, Francis Valéry, Christian Poslaniec, Laurie Deson-Leiner, Christian Cottet-Emard, Catherine Guillery, Bernard Sintès, Joël Cornuault et bien d'autres, parfois inattendus, tels Amin de Tarazzi et Guy Gilbert.

     

     

    Ce livre est disponible à la vente via Amazon (suivre le lien): Acheter ce livre

     

    Détails sur le produit

    • Broché: 204 pages
    • Editeur : Editions Germes de barbarie (25 janvier 2017)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 1542667992
    • ISBN-13: 978-1542667999
    • Dimensions du produit: 15,2 x 1,2 x 22,9 cm
    • Pris de vente: 10,90€